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Qu’est-ce que le tennis de table (ping-pong) et comment y joue-t-on ?

Deux raquettes posees de chaque cote du filet

Le tennis de table, que l’on appelle couramment ping-pong, est un sport de raquette qui oppose deux joueurs (ou deux équipes de deux) de chaque côté d’une table coupée en deux par un filet. On se renvoie une petite balle légère en essayant de la faire rebondir dans le camp adverse sans que l’autre puisse la remettre. Facile à découvrir dans un garage ou une salle de classe, il devient très technique dès qu’on s’y met sérieusement.

Tennis de table ou ping-pong : définition en bref

Les deux termes désignent la même activité. « Tennis de table » est le nom officiel, utilisé par les fédérations et aux Jeux olympiques. « Ping-pong » est le nom populaire, né de l’onomatopée que produit la balle en rebondissant sur la table puis sur la raquette. Dans le langage courant, on parle plutôt de ping-pong pour la partie entre amis, et de tennis de table pour la pratique en club et en compétition.

Le principe est proche de celui du tennis, d’où le nom : on envoie la balle par-dessus le filet, dans le camp adverse, avec un nombre limité de rebonds. La différence tient à la taille du terrain, qui impose des échanges très rapides et une grande précision dans les effets donnés à la balle.

Les règles du jeu : service, points et victoire

Un match se joue en plusieurs sets. Chaque set se gagne au premier joueur qui atteint 11 points, avec au moins 2 points d’écart. Si le score arrive à 10-10, on continue jusqu’à ce que l’un des deux prenne deux points d’avance. Un match se dispute le plus souvent au meilleur des 5 sets (3 sets gagnants), parfois au meilleur des 7 en compétition de haut niveau.

11 points, 2 d’écart, 2 services de suite : le trio à retenir

Le set s’arrête à 11 points avec deux points d’avance minimum. Le service change tous les 2 points. À partir de 10-10, il change à chaque point jusqu’à la fin du set.

Le service

Le serveur tient la balle sur la paume de sa main ouverte, immobile, au-dessus du plan de la table. Il la lance presque verticalement, d’au moins 16 cm, puis la frappe quand elle redescend. La balle doit toucher d’abord le camp du serveur, passer au-dessus du filet, puis rebondir dans le camp du relanceur. Si elle effleure le filet mais passe quand même, le service est rejoué : c’est un « let ».

Chaque joueur sert deux fois de suite, puis son adversaire prend le relais. Pour que le jeu reste équitable, le premier serveur du set est alterné d’une manche à l’autre.

Comment marque-t-on un point ?

Le point est attribué à chaque échange, que l’on ait servi ou non. On le perd quand on ne renvoie pas la balle après son rebond, quand on la touche deux fois, quand on la frappe dans le filet ou en dehors de la table, ou quand on bouge la table avec la main libre. Frapper la balle avant son rebond, en volée, est aussi une faute, sauf si elle a déjà dépassé la ligne de fond de votre côté.

Le double

En double, deux équipes de deux joueurs s’affrontent. Le service se fait en diagonale, du demi-terrain droit du serveur vers le demi-terrain droit du relanceur. Ensuite, les partenaires doivent frapper la balle à tour de rôle : on ne peut pas jouer deux coups de suite. Cette alternance oblige à se déplacer sans cesse pour libérer la place de son coéquipier.

Matériel : table, balle et raquette

surface verte rectangulaire avec un filet blanc tendu

Le matériel est standardisé, ce qui permet de jouer dans les mêmes conditions d’un pays à l’autre. Voici les dimensions officielles principales.

Élément Caractéristiques
Table2,74 m de long, 1,525 m de large, 76 cm de haut
Filet15,25 cm de hauteur, tendu sur toute la largeur
Balle40 mm de diamètre, environ 2,7 g, en plastique
RaquetteBois recouvert d’un revêtement, rouge d’un côté et noir de l’autre

La raquette fait toute la différence. Elle se compose d’un bois (le support) et d’un revêtement de chaque côté, généralement une mousse surmontée d’une couche de caoutchouc. Un revêtement lisse ou à picots, épais ou fin, rapide ou plus contrôlé : ces choix modifient la vitesse de la balle et la facilité à produire des effets. Pour débuter, une raquette toute montée de bon niveau suffit largement.

Techniques de base et tactiques

Il existe deux grandes façons de tenir la raquette. La prise classique, dite « shakehand », consiste à serrer le manche comme pour une poignée de main, avec l’index posé sur le bois. La prise « porte-plume » (ou penhold) place le pouce et l’index sur le revêtement, comme on tient un stylo, et reste très répandue en Asie.

Les coups de base sont le coup droit, le revers, la poussette (un coup défensif court, au ras de la table) et le blocage. Ensuite viennent les coups offensifs : le top-spin, qui fait tourner la balle vers l’avant pour qu’elle plonge après le filet, et le smash, une frappe puissante sur une balle haute. Le « coupé » donne l’effet inverse, avec une balle qui freine et rebondit bas.

L’effet est l’âme du tennis de table. Une même balle peut arriver avec du lift, du backspin ou une rotation latérale, et la raquette doit s’orienter en conséquence. Observer le geste adverse et la rotation de la balle apprend plus qu’un long discours. Côté tactique, les bons joueurs varient la longueur, la vitesse et les effets pour désorganiser l’adversaire, et soignent leur service, souvent l’arme la plus décisive.

Histoire, compétitions et pratique

Livres empiles formant un filet sur table ronde

Le jeu naît en Angleterre à la fin du XIXe siècle, comme un divertissement de salon que l’on pratique sur une table à manger, avec des livres en guise de filet. Le nom « Ping-Pong » est ensuite déposé comme marque au début du XXe siècle. La balle en celluloïd puis le revêtement en caoutchouc font évoluer le jeu, qui devient peu à peu un vrai sport.

La Fédération internationale de tennis de table (ITTF) est créée en 1926, et la Fédération française de tennis de table suit en 1927. Le sport entre au programme des Jeux olympiques en 1988, à Séoul. Depuis, la Chine domine très largement les compétitions internationales, grâce à une formation précoce et à un vivier de joueurs considérable.

On peut s’y mettre à tout âge. En club, on trouve des entraînements encadrés, un classement individuel qui évolue selon les résultats, et des compétitions par équipes ou en simple. À l’école et à la maison, le ping-pong reste un excellent moyen d’initiation, avec une table pliante et deux raquettes.

Sur le plan de la santé, le tennis de table sollicite les réflexes, la coordination et la concentration, tout en restant peu traumatisant pour les articulations. Il se pratique à intensité variable, de la partie détente à l’entraînement très cardio. Les douleurs les plus courantes concernent l’épaule, le coude ou le dos quand on joue longtemps sans échauffement, d’où l’intérêt de bouger un peu avant de commencer.

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Article publié par la rédaction de cap-maison.com.

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